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Histoire de la cathédrale Saint-Denis (île de La Réunion)

(texte des panneaux de l'exposition permanente)

 

1669-1828 Les premières églises de Saint-Denis

1669 : Construction d'une chapelle dédiée à Saint-Louis.

1680 : Premières mentions d'une église à Saint-Denis. L'édifice en maçonnerie, couvert de paille, prend le vocable de Saint-Denis, il sera détruit le 7 octobre 1698.

1700 : Construction d'une nouvelle église : longue grange dont les fermes apparentes étaient couvertes de paille, à "l'ancienne mode du pays". Elle possède trois portes, un autel dans le chœur, avec un renfoncement par derrière pour la sacristie et deux absidioles sur les côtés pour deux petits autels. Un cimetière entoure cette église.

1733 : Le plan de la ville de Saint-Denis dressé par l'ingénieur Paradis indique l'emplacement de l'église ainsi qu'un emplacement destiné à une église.

1741 : La Compagnie des Indes donne, le 25 mars, l'autorisation de construire une nouvelle église. Le 3 août, le Préfet apostolique Criais signe une convention avec deux maçons tailleurs de pierres, Jacques Carré et Jean Fagot, en vue de l'édifier. La première pierre est posée le 12 août 1743.

1746 : Bénédiction et ouverture au culte de l'église.

1756 : Consécration par Monseigneur Edme de Bennetat,évêque d'Eucarpie, vicaire apostolique de Cochinchine, Ciampa et Camboye. Le terrain adjacent au chœur de l'église est affecté à un cimetière qui servit jusqu'en 1785.

 

1828-1860 Reconstruction de l'église, érection en cathédrale

1828 : L'ingénieur en chef Dumas dresse les plans et devis pour la construction d'une nouvelle église Saint-Denis.

1829 : Les travaux sont adjugés à M. Prosper de Saint-Perne, pose de la première pierre.

1831 : M. Diomat, entrepreneur, qui remplace M. de Saint-Perne juge imparfaite et dangereuse pour la charpente la couverture de l'église avec de l'argamaste.

1832 : Achèvement des travaux. Par souci d'économie un clocher en bois remplace le clocher en pierres et le portique n'est pas construit.

1850 : Erection de la préfecture apostolique en évêché.

1853 : L'église est en mauvais état : lézardes des murs, infiltrations par la couverture en tuiles creuses.

1854 : Travaux : badigeonnage des murs et réparation des enduits, construction des murs de terrasse, installation de persiennes, reconstruction du plafond, remaniement de la couverture. Le nivellement de la place abaissant le niveau du sol rend inaccessible la porte de l'édifice et impose la construction d'un nouvel emmarchement.

1857 : Projet pour une nouvelle cathédrale, par Schneider, ingénieur en chef, et Richard Charles entrepreneur. Ce projet est abandonné.

1860 : Aménagement des abords, installation de la fontaine offerte en 1854 par le maire Gustave Manès. Le 28 septembre, consécration de l'église cathédrale par Monseigneur Maupoint.

 

1861-1903 Embellisement de la cathédrale

1861 : Aménagement des abords, plantation de palmiers et mise en place de garde-corps métalliques. Aménagement des façades, cinq statues ornent la façade principale, ouvertures de fenêtres dans les bas-côtés.

1862 : Construction du porche.

1863 : Mise en place du bas-relief du fronton de la façade principale, avec le concours des ouvriers de l'artillerie sous la direction de M. Schneider, ingénieur colonial.

1869 : Mise en place du plafond à caissons avec nervures  dorées  et  pendentifs  de  l'école Renaissance et de peintures à la fresque représentant les quatre évangélistes peints par Antoine Roussin.

1873 : Réparations de la charpente et de la toiture qui menacent ruine.

1897 : Bénédiction et installation d'un nouveau chemin de croix.

1899 : Pose d'une grande toile marouflée dans l'abside du chœur.

1903 : Peintures de l'abbé Moirod sur le cul-de-four.

1905 : Pose de deux toiles marouflées ornant les panneaux de chaque côté de l'avant-chœur.

 

Depuis 1905 :Entretien, dégâts, réparations et restaurations.

1905 : Loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Les églises cathédrales sont propriété de l'État qui assume les travaux d'entretien et de réparation. L'État met l'édifice à la disposition du clergé qui en est affectataire.

1916 : Réparations du plafond, de la couverture et  des peintures intérieures.

1939 : Travaux de grosses réparations par l'entrepreneur Ernest Lemesle : remise en état de la couverture, révision de la charpente, réfection du plafonnage avec  remplacement du solivage, peinture du plafond et reprise  des enduits et des badigeons des murs.

1955 : La peinture du cul-de-four de l'abbé Moirod est remplacée par une "fresque contemporaine" qui fut aussitôt cachée.

1959 :  Remplacement des menuiseries des baies  par des verrières, l'enlèvement des enduits.

1962 : Le cyclone Jenny emporte la toiture et endommage le clocher.

1963 : Les architectes Hébrard et Abadie font réaliser une charpente en béton armé revêtue d'étanchéité multicouches.

1975 : Classement parmi les monuments historiques, le 13 octobre.

1982 : Réfection de la fontaine. Travaux d'étanchéité, reconstruction du clocheton, exécution des faux plafonds en bois des bas-côtés.

1989 : Aménagement des abords lors de la visite du pape Jean-Paul II.

1991 : Protection de la couverture par des feuilles de cuivre.

1994 : Installation d'un nouveau clocher.

1996 : Restitution du clocheton.

1998 : fection de I'intérieur de la cathédraIe, Ie plafond à caissons, la tribune et les enduits badigeonnés, les fenêtres et les sols sont entièrement restaurés en suivant au plus près les indications données par I'étude historique de I'édifice

2000 : Réouverture de la cathédrale

2004 : Achèvement des derniers travaux, installation des tambours aux portes d'acces, finition des peintures, pose de grillages aux fenêtres, restauration de la chaire. Rétablissement des deux grosses cloches extérieures,  réalisation d'un tabernacle.

2010 : Restauration de la fontaine du parvis (statues et remise en eau).

2009-2010 : Jubilé des 150 ans de la cathédrale.

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Histoire de la cathédrale Saint-Denis (île de La Réunion)

 

Texte trouvé sur Internet à l'adresse :

http://perso.orange.fr/daniel.lacouture/Divers/Dossiers_histoire_coutumes/histoire_coutume_030.htm

texte signé Chantal Leperlier.

N.B. : le lien hypertexte donné ci-dessus ne fonctionne plus au 28.9.2009 

L'église qui existait autrefois, était de modeste apparence. Elle avait été construite vers 1744, et abritait les reliques du martyr Saint Pacifique. Celle-ci fut abattue après que la foudre l'ait endommagée et de là, la première pierre d'une autre église fut posée le 04/11/1829.

La population augmentant, cet édifice devint petit et c'est ainsi qu'on fit le choix d'un emplacement limité par quatre rues : l'Arsenal, du Barachois, de Sainte-Marie et du Conseil pour recevoir une nouvelle construction. Mais l'îlot n'était pas libre, on fit donc des transactions avec les propriétaires qui occupaient les lieux et l'îlot le devint.

La Préfecture apostolique de la Réunion fut transformée en évêché le 27/09/1850. Le nouvel évêque rêvait d'une cathédrale plus grandiose. La première pierre fut posée le 09/10/1856 et bénie par Mgr Desprez. Grâce à la subvention de la Métropole faite à la colonie, les murs de la cathédrale ne tardèrent pas à se monter. Les travaux se poursuivirent pendant six ans. La place et la fontaine ont été construites bien après. Puis la subvention épuisée, et les dons qui ne se faisaient plus, les travaux ne furent plus repris, mais restèrent à un point où tout alla très lentement.

Cette bâtisse mesurait 45 mètres de long, 22 mètres de large, et 20 mètres de haut. Les plans de la cathédrale furent dressés par Dumas, ingénieur en chef de la colonie. Cet édifice comprenait une nef terminée d'un chœur en hémicycle, et flanquée de bas-côtés, et fut dédié à Saint-Sauveur.

C'est entre 1861 et 1863 que la façade de l'église fut complétée d'un portique à colonnes, d'ordre toscan, orné lui-même des statues de la Sainte Vierge, Saint Joseph et Saint Jean au centre, Saint Paul et Saint Pierre aux extrémités. Ce fronton en grès a été sculpté par les ateliers Virebent frères à Toulouse.

En 1869, la cathédrale fut dotée d'un plafond à caissons avec nervures dorées et pendentifs de style Renaissance, et de peintures à la fresque, représentant les quatre évangélistes et leurs symboles, exécutés par Roussin, sur les voûtes qui encadrent la nef.

Après maintes péripéties, en 1962 la cathédrale fut gravement endommagée par le cyclone Jenny qui emporta la toiture, les charpentes, le plafond à caissons, et le clocher, mais aussi des statues qui ornaient la façade principale. On a été obligé de procéder à des réparations et restaurations, tout en agrémentant l'intérieur.

La cathédrale a été classée Monument Historique avec la place et la fontaine en 1975. Déjà en 1939 le journal " Le Peuple " informait qu'il fallait d'urgence s'occuper de la fresque du chœur de la cathédrale. Et 50 ans plus tard, ce n'était toujours pas fait. Appartenant à cette famille de monuments historiques, un vaste projet de restauration fut entreprit en 1989, et d'ailleurs les travaux ont été programmés de telle façon à être livrés pour les offices de Jean-Paul II venu dans notre île pour la béatification de Frère Scubilion (Apôtre des noirs).

Cette venue du Pape dans notre île a été le détonateur de ces travaux.

Mais comme il faut sans cesse entretenir, la cathédrale se voulait en effet, posséder de Grandes Orgues et le Ministère de la Culture avait débloqué un million de francs pour cela. Le Conseil Général aussi y participa. On devait livrer ces travaux pour le 150 ème anniversaire du diocèse.

La fontaine placée sur le parvis de la cathédrale a été mise en place en 1854. C'était un don de Gustave Manès, alors maire de Saint-Denis qui l'acheta à une fonderie d'art. Celle-ci se compose de 5 éléments en forme de fer : socle, colonne centrale, un vase redistribuant l'eau qui retombe. Les angelots figurent des allégories de la Marine, du Commerce et de l'Agriculture. 

 

“Extrait de la "Notice historique et descriptive concernant la Cathédrale de Saint-Denis”, imprimerie Drouhet, Saint-Denis de la Réunion, 1942“

Le 14 septembre 1760, l’église de Saint-Denis s’enrichit de deux reliques insignes. M. Teste exposa à la vénération des fidèles une parcelle de la vraie croix et un os crural du martyr Saint-Pacifique. Un prêtre créole formé par les lazaristes, M. François Gonneau, originaire de Saint-Paul venait de rapporter d’Avignon ces saintes reliques avec le procès-verbal qui garantissait leur authenticité. Le reliquaire, ayant l’aspect d’un ange monté sur socle de marbre, existe encore à la sacristie de la cathédrale de Saint-Denis.”.

 

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Dernière modification : 28 septembre 2012.